Le hardware PC en 1996 : une course effrénée à la puissance

En 1996, le gaming PC reste un luxe réservé à une minorité. Non seulement les machines coûtent cher, mais surtout, les configurations deviennent obsolètes à une vitesse vertigineuse. Une bonne config tient à peine un an : au-delà, adieu les derniers jeux… ou alors, il faut se contenter de les faire tourner dans des conditions médiocres.
À cette époque, la puissance d’un PC se mesure presque exclusivement à la fréquence de son processeur. Passer d’un Pentium 60 MHz à un Pentium 120 MHz, c’est quasiment doubler les performances en jeu (En réalité le gain de FPS est plus proche des 70%).
Un jeux comme quake peine à afficher plus de 10-12 FPS sur un Pentium 60. Il atteint 20-25 FPS et deviens jouable sur un pentium 120. Il est alors totalement fluide a 25-30 FPS sur un pentium 133.
Entre 1993 et 1996, la puissance des processeurs a même été multipliée par trois ! Et ce n’est pas fini : les derniers Pentium I, sortis début 1997, atteindront les 233 MHz — soit quatre fois plus rapide que le premier modèle de la gamme. Cerise sur le gâteau : l’arrivée du MMX, une extension d’instructions dédiée à l’accélération du traitement multimédia (vidéo, 3D, audio), qui va révolutionner les performances des jeux et des applications créatives.
Un marché en ébullition
Les machines haut de gamme ? Hors de prix. Une aubaine, en revanche, pour les parents qui veulent offrir un premier PC à leur ado… jusqu’à ce que ce dernier découvre, déçu, qu’il ne pourra pas jouer aux derniers jeux du moment. Qu’à cela ne tienne : les jeux à leur sortie sont eux aussi hors de prix...